Acheter une voiture d’occasion à l’étranger : est-ce vraiment une bonne affaire ?

Quand on achète une voiture neuve, il est souvent plus intéressant d’aller la chercher dans un pays étranger, où elle peut être moins chère. Mais qu’en est-il des voitures d’occasion ? Est-il tout autant intéressant d’aller les chercher à l’étranger plutôt que d’acheter en France ? La réponse avec Ewigo !

Achat de voiture d’occasion : le budget avant tout

Nous cherchons tous à optimiser nos investissements. L’être humain est ainsi fait. Cela s’applique aussi aux voitures, où l’on va chercher à payer le prix le moins cher possible. Lorsqu’on achète un véhicule neuf, on a tendance à traquer les promotions, et à négocier avec le concessionnaire pour obtenir des réductions supplémentaires ou des options gratuites sur sa voiture. Certaines personnes vont encore plus loin en faisant appel à un mandataire pour qu’il aille chercher le modèle qu’elles désirent à l’étranger à moindre coût. Il faut savoir qu’en raison des différences en matière de politiques commerciales, ou de taxes, il existe souvent des différences de prix sur un même modèle entre les pays de la zone euro.

Mais qu’en est-il des voitures d’occasion ? En France, le marché de l’occasion pèse près de trois fois plus lourd que le marché du neuf. D’où la question de savoir si les voitures d’occasion sont moins chères à l’étranger que dans l’Hexagone. Mais il n’y a pas que le prix qu’il faut prendre en considération. Par exemple, certaines voitures sont moins bien équipées sur les marchés étrangers. Mais aussi, certains vendeurs peu scrupuleux ont tendance à rajeunir les compteurs, une pratique assez répandue en Allemagne. A ce niveau, la Belgique est plus sûre grâce au Car Pass qui garantit la véracité du kilométrage par des relevés réguliers inscrits sur une base de données nationale.

Attention aux frais supplémentaires

Beaucoup de personnes l’ignorent, mais le fait est que l’achat d’une voiture d’occasion à l’étranger engendre des frais supplémentaires dont il faut tenir compte. En effet, lorsqu’on achète une voiture dans un pays étranger, même frontalier, il y a des frais afférents qui peuvent rendre l’opération moins avantageuse. Par exemple, quand on va chercher un véhicule en Espagne ou en Allemagne, il faudra débourser des frais de transport (billets de train ou d’avion, hôtel, restauration…).

Par ailleurs, pour le cas de l’Allemagne et de la Belgique, il faut prévoir des plaques et une assurance provisoire pour pouvoir rouler au retour. Le coût est d’environ 30 euros (hors prix des plaques). Au cas où vous décidez de transporter la voiture sur un plateau pour éviter les démarches d’assurance provisoire et de plaques, sachez que le coût de la location sera plus cher (plusieurs centaines d’euros selon le kilométrage parcouru).

En plus des frais supplémentaires, il faut tenir compte des démarches administratives qui sont un peu plus contraignantes que lors de l’achat d’une voiture d’occasion en France. Elles sont également plus coûteuses. Par exemple, l’immatriculation doit se faire dans un délai d’un mois après l’achat, en fournissant plusieurs pièces justificatives (pièce d’identité, justificatif de domicile, demande de certificat d’immatriculation, justificatif de vente, ancien certificat d’immatriculation, contrôle technique datant de moins de 6 mois…).