Réglementation thermique, économie d’énergies et pompes à chaleur

Aujourd’hui, la France a amorcé le virage vers la transition énergétique de manière assez déterminée. Au point que ce qui était encore un vœu pieux il y a quelques années devient aujourd’hui une nécessité encadrée par des lois, sur l’hexagone comme dans de nombreux autres pays d’Europe et d’ailleurs. Il serait un peu long d’énumérer l’ensemble des éléments qui constituent la transition énergétique, mais une chose est sûre, c’est que les énergies fossiles dont nous usons et abusons sont en voie d’épuisement et que la planète se réchauffe dangereusement, du fait des gaz à effets de serre.

Ce raccourci est loin de dessiner le paysage de la mission qui est en marche, mais elle a le mérite d’expliquer pourquoi on parle de transition : il faut passer d’un état à un autre et « transition énergétique », parce qu’il s’agit ici de passer d’un mode de consommation d’un certain type d’énergies à un autre mode de consommation et en utilisant d’autres types d’énergies.

En attendant de transformer totalement les usages, il faut faire des compromis et c’est la raison pour laquelle on parle souvent de « mix énergétique ». Le mix énergétique permet de continuer à utiliser partiellement les énergies fossiles en les combinant avec l’utilisation de nouvelles énergies comme le solaire, le photovoltaïque, l’éolien ou encore la géothermie.

Globalement, ces énergies dites « vertes » car elles ne polluent pas en n’émettant pas ou peu de gaz à effet de serre et surtout, elles sont inépuisables car la source ne se tarit jamais, c’est la nature même qui est en marche permanente et le soleil se lève pour nous tous les matins !! Ce sont donc des énergies renouvelables et ce sont celles-ci qu’il faudra absolument utiliser dans un avenir qui ne cesse de se rapprocher.

Ce n’est plus une nouveauté, mais une obligation : la performance thermique

Nous avons tous connu, au moment de la vente ou de l’achat d’un appartement ou d’une maison, les obligations qui consistent à produire un certificat démontrant la performance énergétique du bien. Jusqu’à maintenant, il s’agissait surtout d’un constat permettant à l’acheteur de savoir sur quoi il allait devoir se baser pour son prévisionnel de dépense de chauffage de l’habitat et de consommation de chauffage sanitaire.

Aujourd’hui, cette évaluation de la performance thermique devient une exigence réglementaire, ce qui veut dire que cela peut devenir une contrainte pour celui qui ne peut produire un certificat de performance acceptable. Nous sommes donc tous concernés par ces problématiques et maintenant, à très court terme.

La performance énergétique d’un habitat est basée, dans les grandes lignes, sur le fait que le lieu est correctement et efficacement isolé (murs et toit), que les ouvertures sont hermétiques aux aléas climatiques extérieurs (portes et fenêtres) et bien sûr, que le système de chauffage de l’eau sanitaire et de la maison est réalisé avec des moyens fondés sur l’économie énergétique. Il faut savoir que la  Réglementation Thermique correspond à des dispositions prises par les pouvoirs publics dès 1974.

Ces dispositions ont évolué au fil du temps, sur la base de plusieurs modifications, qui ont abouti en 2012 à l’élaboration de la réglementation thermique  appliquée actuellement.  Il y a donc maintenant urgence à s’y conformer.

La réglementation thermique, plus en détail

Cette réglementation concerne essentiellement les constructeurs de bâtiments neufs et leur impose de réaliser des bâtiments dont la consommation énergétique ne dépasse pas un certain seuil, par an et par mètre carré.

Il y a plusieurs manières personnalisées d’y arriver bien sûr, mais les grandes lignes sont claires : il faut mettre en œuvre des dispositions pour supprimer ce qu’on appelle les « ponts thermiques « , ceux-ci étant la raison de 30 à 40 % de la déperdition de chaleur d’un habitat et, bien évidemment, de s’équiper en systèmes de production d’énergies dont le fonctionnement repose sur l’utilisation des énergies renouvelables.

Et pour les bâtiments anciens ?

Il n’est pas forcément « facile » de se soumettre aux obligations de la règlementation thermique pour ceux qui construisent des maisons neuves, mais au moins, ils savent à quelle sauce ils vont être mangés ! Pour les propriétaires de tous les autres bâtiments – et l’on sait qu’en France l’habitat ancien est légion et précieux – les choses se compliquent puisque forcément, on a toutes les chances de ne pas être dans les clous du passage imposé par cette réglementation.

Alors que faire  si l’on ne veut pas acheter dans un bâtiment dont la construction est postérieure à l’année 2012 ? Dans un premier temps, la seule chose à faire est de lire avec attention le diagnostic énergétique, dont on a vu plus haut qu’il est obligatoire lors d’une transaction d’achat. Si ce diagnostic est mitigé sur la qualité de la performance en matière de consommation d’énergies, il va falloir s’intéresser à l’amélioration de l’isolation thermique.

Un état des lieux complémentaire sera nécessaire et des travaux devront être entrepris. Dans un cas comme celui-ci, il est souvent conseillé de s’adresser à un spécialiste comme ENR Grenelle Habitat, car il y a une vision globale à avoir et, quand on est nouveau propriétaire, on a souvent « le nez dans le guidon » et une approche qui peut être imprécise.

Il ne faut pas, par exemple, qu’un objectif d’économie fausse la logique du projet et coûte finalement plus cher que prévu. Le technicien spécialiste de chez ENR Grenelle Habitat, effectuera lui, une étude précise des besoins et mettra à jour les solutions nécessaires.

En même temps qu’il va conseiller le client sur la marche à suivre pour améliorer la performance climatique de l’habitat, il va mettre en place un devis avec un échéancier, tout en pointant les aides et subventions susceptibles de réduire la dépense du client. Ce conseil est précieux, car au final le client obtiendra un projet correspondant exactement à ce dont il a besoin, pour un prix maîtrisé et un résultat optimisé.

L’isolation en priorité

Dans un premier temps, il faudra agir sur l’isolation et sans doute, avec les conseils du technicien de ENR Grenelle Habitat, le client pourra compter garder le maximum de chaleur à l’intérieur en hiver et le maximum de fraicheur en été !  Le confort thermique sera amélioré et la fuite de chaleur arrêtée permettra d’économiser énormément sur la facture d’électricité, de gaz ou même de fuel.

Pour isoler un lieu d’habitation et bénéficier ainsi d’un confort amélioré, il y a plusieurs points d’impact à examiner. Les fenêtres et ouvertures sont une priorité et il est recommandé d’y installer des doubles ou triples vitrages. Quand on est dans une maison individuelle, il faudra examiner avec précision l’étanchéité du toit, combler les « trous » dans la couverture et repenser l’isolation des combles perdus (avec notamment de la ouate de cellulose).

On dit aussi qu’il faut réduire les « ponts thermiques », mais qu’est-ce donc que cela ? Le pont thermique est constitué par une rupture entre des matériaux et des parois de structure. En général, les ponts thermiques se situent dans les plafonds et les planchers, particulièrement aux jonctions entre les façades et tous les autres éléments venant s’imbriquer dans la façade. Ils vont également se positionner sur toutes les ouvertures comme les portes et les fenêtres… Une fois que chaque recoin est bien isolé, il faut encore poser des cloisons isolantes sur les murs et, quand c’est possible, enduire l’extérieur des murs avec une matière isolante…

Et puis il faut penser chauffage !!

Une fois que le cocon est bien isolé, il faut évidemment apporter le confort thermique dans la maison et cela n’est possible qu’en disposant d’un système de chauffage efficace. On a parlé de transition et donc il est encore possible d’utiliser le chauffage électrique… Mais celui-ci peut aussi être “indirect”, c’est-à-dire basé sur un système de distribution d’eau chaude dans les radiateurs. Pour cela il faut avoir un grand accumulateur d’eau et s’arranger pour en effectuer le chauffage pendant la nuit pour profiter du tarif avantageux.

Pour souscrire aux obligations réglementaires, un propriétaire devant faire évoluer son chauffage électrique indirect sans, pour autant tout changer,  trouvera un intérêt favorable à raccorder son réseau hydraulique de diffusion de chaleur existant, à une pompe à chaleur, par exemple. Il existe différentes versions de la pompe à chaleur…

La pompe à chaleur air-air

Ce type de pompe à chaleur utilise les calories de l’air pour chauffer un habitat efficacement et à coût réduit. Son principe de fonctionnement est assez simple. Via son unité implantée à l’extérieur du bâtiment, cette pompe capte les calories de l’air extérieur. La deuxième unité, installée, elle à l’intérieur du bâtiment, reçoit les calories récupérées à l’extérieur et les restituent à l’habitat pour le chauffer, au moyen d’un ventilo-convecteur.

L’énorme intérêt de cette pompe à chaleur est qu’elle utilise un « combustible » gratuit : l’air (rappelons que le propre des énergies renouvelables est d’être totalement issues des éléments qui nous entourent et qui existeront bien après nous – contrairement aux énergies fossiles – l’air, le soleil, l’eau…).

L’utilisation de l’air est donc gratuit, ce qui fait de la pompe à chaleur un des fleurons de la transition énergétique, car le fait qu’elle permette d’abaisser considérablement la facture de chauffage, voire de la diviser par 3 est un élément très encourageant pour les utilisateurs.  Et l’installation d’une pompe à chaleur air-air s’avère, en quelques années seulement, un système très rentable.  Ne pas hésiter à rencontrer son conseiller ENR Grenelle Habitat pour en savoir plus !

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