En 2025, les boutiques physiques résistent au règne du commerce en ligne
Alors que les ventes sur Internet explosent, les magasins physiques continuent d’attirer les consommateurs, notamment dans l’univers de la beauté. Moins dépensiers, mais toujours présents, les clients privilégient ces lieux pour des achats spécifiques, portés par l’expérience directe et la confiance. Décryptage avec Daici International !
Les magasins, loin d’être morts
Face à l’essor implacable du e-commerce, on aurait pu croire les magasins physiques relégués à l’arrière-plan. Il n’en est rien. D’après les dernières données de PYMNTS Intelligence, publiées le 30 mai 2025, les boutiques traditionnelles restent plus que jamais ancrées dans les habitudes d’achat.
Sur les 2 628 consommateurs interrogés, 2,7 fois plus de personnes ont effectué un achat en boutique que sur Internet au cours des 30 jours précédant l’enquête. Un chiffre qui balaie les idées reçues.
Pour autant, la dynamique est contrastée : le panier moyen en boutique atteint 78,50 dollars, contre 131,66 dollars pour les achats en ligne, soit une différence de 68 %. La boutique attire, mais les consommateurs y dépensent moins.
Beauté, santé, textile : les reines du magasin
Ce retour en grâce des points de vente ne se joue pas sur tous les segments. En tête des achats réalisés en magasin, les produits de beauté et de santé séduisent 37 % des acheteurs. L’expérience sensorielle – tester un parfum, toucher une texture, voir une teinte – reste irremplaçable.
Viennent ensuite les vêtements et accessoires (24 %), un classique de l’achat en magasin. Là aussi, l’essayage en cabine, le toucher des matières, ou la simple envie de “voir en vrai” ce que l’on porte restent déterminants.
Les jeunes générations ne sont pas en reste : la génération Z plébiscite même l’achat de biens onéreux en boutique, comme les meubles (15 %) ou l’électroménager (13 %), bien au-dessus de la moyenne (8,1 % et 6,4 %). Preuve que le contact physique reste rassurant pour des achats impliquants.
Le numérique attire d’autres envies
À l’inverse, certaines catégories semblent naturellement attirer les clics. Les produits de loisir, les appareils électroniques et les articles de sport sont massivement achetés en ligne.
L’étude indique que les acheteurs numériques sont 76 % plus enclins à se tourner vers les loisirs, 61 % vers les électroniques et 61 % vers les équipements sportifs que leurs homologues en magasin.
Cela s’explique notamment par la richesse de l’offre en ligne, la possibilité de comparer les prix instantanément, ou encore l’accès à des avis consommateurs en temps réel. Une logique plus fonctionnelle que sensorielle.
Cartes, portefeuilles numériques et tendances générationnelles
L’étude ne s’arrête pas là. Elle révèle aussi que le canal de vente influence davantage le mode de paiement que le type de produit. En boutique, les cartes de débit dominent. En ligne, ce sont les cartes de crédit qui prennent le dessus.
Fait marquant : les portefeuilles numériques progressent nettement en magasin, passant de 4,3 % en juin 2022 à 10 % en décembre 2024. En revanche, leur usage en ligne a légèrement baissé après avoir connu un pic.
Quant aux paiements différés de type “Buy Now, Pay Later” (BNPL), ils s’invitent surtout pour l’achat de vêtements et accessoires en ligne.